Directives fédérales de sécurité pour l’escalade en site naturel
1 Le grimpeur est seul responsable de sa propre sécurité, sauf action dolosive ou malveillante d’un tiers.
2 Dans le cas de mineurs, cette responsabilité incombe - conformément à la législation en vigueur - aux parents, à l’encadrement.
3 Avant d’entreprendre une voie d’escalade ou d’alpinisme, le grimpeur doit
3.1. s’assurer par tous les moyens possibles (examen visuel, bibliographie, renseignements communiqués par des tiers dont il doit apprécier la fiabilité) que la voie correspond à son propre niveau ;
3.2. s’assurer par tous les moyens possibles (examen visuel, bibliographie, renseignements communiqués par des tiers dont il doit apprécier la fiabilité) que l’équipement en place est suffisant en quantité et en qualité, compte tenu de son niveau, de l’équipement dont il dispose et de l’estimation qu’il fait des risques de chute ;
3.3. s’assurer de l’absence de risques liés au terrain naturel, à la météorologie ou à la présence d’autres personnes (chutes de pierres, verglas, rocher humide, lichen, prises instables, chutes de grimpeurs ou d’objets divers tels que cordes, mousquetons, etc...).
4 Dans la voie, le grimpeur doit :
4.1. savoir discerner une prise instable ou un ancrage vétuste ou inapproprié
4.2. faire retraite ou demander l’aide d’autres personnes si les ancrages en place, le rocher peu solide ou d’autres circonstances entraînent un risque d’accident.
5 La formation des grimpeurs doit comporter, outre la technique gestuelle:
5.1. l’apprentissage de la sécurité en fonction des divers milieux ;
5.2.l’apprentissage de l’appréciation des risques ;
l’apprentissage de la distinction entre équipements fiables et équipements vétustes, insuffisants ou abandonnés.
6 La conduite de la progression est régulée par l’état du moment, des capacités des grimpeurs, le respect de l’horaire, l’évolution de la météo...